Combien d’effets dorment dans votre coffre, et pour quel montant ?
Le portefeuille d’effets — traites, LCN, chèques différés —, leurs statuts, la couverture croisée des factures, l’escompte avec l’agio, l’effet impayé qui rouvre la facture et le coût sur douze mois.
Ce que vous y gagnez
- Une réponse exacte : combien d’effets dans le coffre, et pour quel montant.
- Des créances qui tiennent compte des effets, correctement.
- Le coût réel des agios et des impayés sur douze mois.
Transcription
Au Maroc, un client paie souvent avec du papier : une traite, une LCN ou un chèque à date différée. Dans votre coffre, il y a du papier, pas de l’argent.
Chaque effet apparaît dans le portefeuille : en portefeuille, à l’encaissement ou escompté, puis payé ou impayé.
L’idée clé : un effet ne règle pas la facture. Il déplace la date à laquelle l’argent est attendu. La facture reste ouverte, mais elle n’est plus en retard. Le règlement n’est écrit que le jour où l’effet est réellement payé.
La couverture peut être partielle et croisée : une traite pour trois factures, deux traites pour une seule. Mais un effet ne peut pas promettre plus qu’il ne porte.
L’escompte : la banque avance l’argent moins l’agio, mais le risque reste chez vous tant que l’effet n’est pas payé. Et dans les encaissements attendus, l’argent ne compte qu’une fois : l’effet escompté ne revient pas à l’échéance.
L’effet revient impayé : la dette revient, la facture attend de nouveau son paiement. Si un règlement avait déjà été passé, une écriture négative l’annule et la facture se rouvre. Les frais bancaires sont inscrits sur l’effet. Rien n’est effacé.
Et en bas, un chiffre que presque personne ne calcule : ce que votre portefeuille d’effets vous a coûté sur douze mois, agios et frais d’impayé compris.
Combien d’effets dans le coffre, et pour quel montant : la réponse est sous vos yeux.